Education et formation
Education et formation
Écrit par Administrator Jeudi, 05 Juin 2008 21:49
Education et formation : de nouvelles ambitions à mettre en actes !
Les comportements LGBT-phobes sont souvent le résultat d’éducations stéréotypées sur le genre ou de non-éducation aux différences. Ceux-ci perdurent toujours de façon très importante au point que les chiffres récents sur la sur-suicidalité des jeunes homosexuelLEs alarment au sommet de l’Etat et font de la prévention de l’homophobie une priorité, particulièrement dans l’Education Nationale.
En effet, après une circulaire de 2000 sur l’égalité filles/garçons, après un décret de 2003 sur l’éducation à la sexualité, qui tous deux prenaient en compte l’orientation sexuelle et qui ne sont pas suffisamment concrètement mis en place, la circulaire de rentrée de l’Education Nationale (circulaire de rentrée du 10 avril 2008) indique comme une des priorités pour la prochaine année scolaire la prévention de l’homophobie.
Cette priorité éducative s’ajoute aux recommandations de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) qui préconise un travail pour gommer les stéréotypes des manuels scolaires et qui invite les établissements scolaires à s’adjoindre les services des associations compétentes pour intervenir. Elle s’ajoute aussi aux propos volontariste de Fadela Amara, secrétaire d’Etat, pour lutter contre l‘homophobie dans les banlieues (magazine Têtu avril 2008). Elle s’ajoute encore aux recommandations du Parlement Européen qui invite la France à rattraper son retard sur ces questions.
Or, dans le même temps que ces textes et ces préconisations sont faites, les associations doivent se battre pour pouvoir faire des Interventions en Milieu Scolaire (IMS), les Rectorats leur reprochant souvent un risque de prosélytisme. Ainsi, l’association Couleurs Gaies, soutenue par la HALDE, vient d’obtenir gain de cause, après 5 ans de procédure, au tribunal administratif contre le Rectorat de Nancy-Metz et devrait donc pouvoir être agréée pour intervenir dans les établissements scolaires. Ce malheureux exemple montre à lui seul que plutôt que de reprocher le soi-disant prosélytisme des associations LGBT, il vaudrait mieux s’attacher à éradiquer l’homophobie consciente ou inconsciente de certainEs responsables académiques ou de leurs représentantEs.
Heureusement, ici ou là, des projets se concrétisent comme celui du Conseil Académique de Vie Lycéenne de l’Académie de Toulouse où les jeunes éluEs ont conçu une exposition à destination des établissements pour prévenir l’homophobie chez les jeunes.
De plus, pour permettre que les IMS se passent dans les meilleures conditions, il faudrait songer à former les adultes qui travaillent avec des jeunes ou les côtoient tant dans les établissements scolaires qu’ailleurs : centres de vacances et de loisirs, établissements spécialisés, commissariats de police, services municipaux, services sociaux, centres éducatifs, prisons, associations, …
En effet, chacunE s‘accorde aujourd’hui à dire que la formation des personnels, quels qu’ils soient, doit devenir une priorité, car chacunE, y compris chez les personnes LGBT, a à réfléchir à ses propres représentations et aux stéréotypes mis en jeu. C’est à ce prix que l’homophobie perdra du terrain. Les associations sont prêtes. Aux responsables, où qu’ils soient, de faire preuve de volontarisme et d’ambition. C’est la vie de jeunes de filles et de jeunes garçons qui sont trop souvent en jeu.
Pour les interventions scolaires, vous pouvez entrer en relation avec les associations Arc En Ciel et Contact (voir sous "associations").
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